L’impression DTF a profondément transformé le marquage textile, en apportant des visuels éclatants, une grande flexibilité et une excellente tenue dans le temps. Mais si vous travaillez régulièrement sur cette technique, vous avez sûrement déjà eu ce moment un peu frustrant : le visuel est nickel… et pourtant, une fois pressé, il brille trop sur le t-shirt que vous avez personnalisé.
Cet aspect luisant peut nuire à la qualité perçue du vêtement personnalisé, donnant un résultat trop « plastique » ou artificiel au toucher comme à la vue.
Bonne nouvelle : cet effet brillant n’est pas une fatalité. Il est presque toujours lié à un réglage ou à une étape du processus que l’on peut ajuster.
Découvrons ensemble comment affiner les paramètres d’impression, choisir le bon film et optimiser le refroidissement pour retrouver un rendu plus mat et plus premium. Chez La Manufacture, nous avons à cœur de régler nos machines à la perfection et d’utiliser les meilleurs films et encres pour obtenir le meilleur rendu possible.
Pourquoi l’effet brillant apparaît après une impression DTF ?
L’effet brillant n’est pas systématique, mais plusieurs facteurs liés au procédé d’impression DTF peuvent l’accentuer. Souvent, il découle d’un mauvais dosage des encres, d’une température inadéquate lors du pressage, ou encore d’une gestion imparfaite de la poudre adhésive.
- Excès d’encre, de chaleur ou de pression
Trop d’encre, trop de chaleur ou trop de pression, et la surface se lisse excessivement. Résultat : elle reflète davantage la lumière.
En clair : lorsque la couche d’encre est trop épaisse ou que la pression est trop élevée, la surface du transfert devient plus lisse. Or, plus elle est lisse, plus elle capte et renvoie la lumière.
- Le rôle du film de transfert
Le film de transfert joue aussi un rôle essentiel dans ce phénomène. Sa texture, combinée aux conditions de presse à chaud, influence directement le niveau de brillance visible. Un film très lisse aura naturellement tendance à produire un rendu plus brillant qu’un film mat ou légèrement texturé.
- Et on oublie souvent un élément clé… Le textile lui-même !
Sachez que tous les tissus ne réagissent pas de la même façon au transfert DTF. Un coton épais, légèrement texturé, aura tendance à “absorber” visuellement une partie de la lumière, ce qui donne un rendu plus naturel.
À l’inverse, un textile très lisse ou riche en polyester peut accentuer les reflets, et ce, même si vos réglages sont corrects.

- L’impact du grammage
N’oublions pas le grammage, qui joue également un rôle. Sur un support très fin, le transfert reste davantage en surface et peut paraître plus brillant. Sur un tissu plus dense, l’adhésif s’intègre mieux aux fibres, ce qui réduit l’effet plastifié.
- Les traitements appliqués en usine
Enfin, certains traitements appliqués en usine (finition lissante, anti-humidité, traitement synthétique) peuvent facilement modifier l’adhérence et renforcer la brillance.
Dans ces cas-là, nous recommandons un léger préchauffage du textile avant transfert. C’est ce qui permet parfois d’améliorer l’intégration du visuel.
Quoi qu’il en soit, chaque étape du processus laisse une marge d’ajustement. Il ne s’agit pas de tout changer, évidemment… Mais de peaufiner en appliquant quelques astuces.
Astuce n°1 : Ajuster vos réglages d’impression
La réussite d’une impression DTF commence par des réglages précis. Un excès d’encre déposé sur le film entraîne facilement une surbrillance lors du transfert sur le textile : plus la couche d’encre est épaisse, plus la surface finale aura tendance à capter la lumière.
Pour éviter cela :
- Réduisez légèrement la densité d’encre tout en conservant l’intensité des couleurs,
- Testez différentes résolutions pour trouver l’équilibre entre couverture et finesse,
- Privilégiez des couches plus fines afin de favoriser un séchage homogène avant l’application de la poudre.
Ces ajustements améliorent la manière dont l’encre fusionne avec la poudre thermofusible. Une répartition plus uniforme limite les accumulations responsables des reflets brillants.
Nous recommandons également d’utiliser des profils colorimétriques adaptés, surtout sur textiles foncés ou synthétiques. Sachez qu’un étalonnage régulier reste l’un des moyens les plus simples d’éviter les mauvaises surprises en production. Pour vous donner un petit coup de pouce, nous avons rédigé une check-list express : fichiers “print-ready” en 2 minutes (.AI, .PDF, .PNG)
Astuce n°2 : Maîtriser le film, la pression et la température

Vous le savez déjà : le choix du film de transfert influence fortement le rendu final. Un film mat ou semi-mat atténue naturellement les reflets, contrairement à un film très lisse qui amplifie l’effet brillant.
Pensez à comparer plusieurs films, puisque cela reste la meilleure approche. Et gardez à l’esprit que certains présentent une texture légèrement grainée qui diffuse la lumière. Selon le support (coton, polyester, mélanges), le comportement peut varier.
N’oubliez pas non plus la pression et la température de la presse à chaud. Ces paramètres sont tout aussi déterminants. Une pression excessive ou une température trop élevée tend à lisser la surface du transfert. Or, plus la surface est lisse, plus elle brille.
Dans la majorité des cas, une température située entre 130°C et 150°C, associée à une pression modérée, permet d’obtenir un rendu plus naturel. N’hésitez pas à ajuster la durée en fonction de l’épaisseur du textile, et à réaliser toujours un test avant production en série. Un simple échantillon peut vous éviter une série entière trop brillante !
Astuce n°3 : Soigner le refroidissement et la finition post-pressage
Nous remarquons toujours que le refroidissement après pressage est souvent sous-estimé. Pourtant, il joue un rôle clé dans l’aspect final. Retirer le film trop tôt, encore chaud, peut accentuer les reflets et figer une surface trop lisse.
Nous conseillons habituellement de privilégier un retrait à froid pour stabiliser l’adhérence de l’impression. Mais vous pouvez également :
- Appliquer un second pressage léger avec un papier sulfurisé ou une feuille mate afin de casser légèrement la brillance résiduelle,
- Laisser le textile respirer quelques minutes avant toute manipulation ou emballage.
Cette étape permet au transfert de mieux s’intégrer aux fibres du tissu, ce qui améliore la sensation au toucher et l’aspect visuel.

Quelques réflexes supplémentaires pour améliorer la qualité de vos impressions DTF
Au-delà des réglages techniques, la qualité passe aussi par la rigueur du processus. N’oubliez jamais de nettoyer régulièrement les buses d’impression, de vérifier l’état du film et de surveiller la qualité de la poudre thermofusible.
Notez qu’un environnement trop humide ou une température ambiante instable peuvent également influencer l’adhérence et la brillance.
Pensez à documenter vos tests, c’est une pratique excellente. Noter les paramètres utilisés (température, pression, densité d’encre) vous permet d’identifier rapidement la configuration la plus adaptée à chaque type de textile, pour avoir les meilleurs réglages pour les sweats, les t-shirts ou les casquettes personnalisables !
Grâce à ces ajustements progressifs, l’impression DTF peut offrir un rendu visuel net, durable et surtout plus mat, sans cet effet brillant qui donne parfois une impression trop “plastifiée”.
















